Sommes-nous tous apologètes ?

En portant ses regards sur 1 Pierre 3.15, Philippe Serradji fait la promotion d’une apologétique pour tous.

En Philippiens 1.16, Paul affirme être « établi pour la défense de l’Évangile ». Le terme
« défense » est une traduction du grec « apologia » que l’on retrouve huit fois dans le Nouveau Testament, dont sept dans les seules épîtres de Paul. Pour l’apôtre, l’apologétique est partie intégrante de son ministère. La question que l’on peut se poser est celle-ci : si cela est vrai pour Paul, est-ce le cas pour nous ?

Trop souvent, pour nombre d’entre nous, l’apologétique apparaît comme une matière réservée aux seuls spécialistes. Ceci d’autant plus que l’opposition au christianisme a repris de la vigueur ces dernières années. Non seulement elle est plus élaborée, mais elle est surtout plus agressive . En 1 Pierre 3.15, dernière occurrence du terme « apologia », Pierre écrit à un groupe de croyants qui fait face à la persécution pour leur dire : « Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. » Divisons le propos de Pierre en trois points : (1) sanctifier Christ, (2) proposer une défense qui rende compte de notre espérance et (3) répondre avec une attitude particulière.

Sanctifier Christ

Pierre fonde son argument sur Christ et sur la place qu’il doit avoir dans notre vie. Le chrétien a une espérance visible tant que Christ est « mis à part » dans son cœur, comme le sous-entend le terme « sanctifier ».

Une défense qui rende compte de notre espérance

Pierre touche ensuite au cœur de ce que nous voulons dire ici. L’espérance du chrétien est visible car elle est une espérance vécue. Notons ici que, interpellé par le comportement du croyant, c’est le non-croyant qui entame le dialogue. Pour paraphraser Paul (cf. 2 Corinthiens 3.3), le croyant est devenu une épître vivante. Ce n’est pas tellement notre défense (apologia) qui importe dans le cas présent, mais bien notre volonté de laisser Christ briller au travers de notre vie. Non pas que notre « apologia » ne compte pas, Pierre sous-entend l’inverse lorsqu’il encourage ses lecteurs à « être prêts ». Apprendre à répondre, se former pour être pertinents est important. L’encouragement de Pierre s’adresse ainsi à nous, à tous. De différentes façons, chacun est appelé à être témoin, individuellement, mais aussi en tant qu’Église. Nous sommes, nous aussi, « établis pour la défense de l’évangile. » !

Une attitude douce et respectueuse

Enfin, l’apôtre nous encourage également à veiller à la manière dont nous répondons : « avec douceur et respect ». L’apologétique ne peut et ne doit pas être un simple débat d’idées, un croisement d’épées. L’apologétique est aussi la démonstration vivante de la vérité. G.K. Chesterton affirmait : « L’idéal chrétien n’a pas été déclaré irréalisable après avoir été essayé, il a plutôt été déclaré irréalisable avant d’avoir été essayé. » À nous de montrer que nous avons essayé l’espérance, cet « idéal chrétien », et que nous le vivons. Il est donc réalisable !

la fin de vie éternel débat

Dans bien des cas, la manière dont la fin de vie est vécue dans notre pays n’est pas satisfaisante. Elle se vit le plus souvent à l’hôpital, hors du cadre familier de la personne, et fréquemment dans une certaine solitude, apparaissant ainsi angoissante pour nombre de nos contemporains.

Par ailleurs, bien des gens appréhendent la perte de leur autonomie et souhaitent pouvoir échapper à ce qu’elles considèrent comme une mort indigne.

Bien que, selon notre foi, nous croyions que personne n’est maître de sa vie et que la dignité et la valeur irréductible d’un être humain ne dépendent en rien des conditions extérieures ni même de son état physique ou psychique, nous entendons ces craintes et considérons que la société doit chercher à y répondre.

Il est certain que beaucoup de nos contemporains, patients comme malheureusement soignants, n’ont pas une conscience très claire des possibilités actuelles au niveau médical et législatif.
D’une part, le développement des soins palliatifs est déjà à même de répondre à bien des besoins en prenant soin des souffrances physiques et en accompagnant psychologiquement, voire spirituellement les personnes dans les derniers jours de leur vie. Il est nécessaire de développer de tels services et plus encore, de favoriser une culture des soins palliatifs dans l’ensemble des services concernés par l’accompagnement de la fin de vie.
Mais beaucoup ignorent d’autre part que, depuis 2005, la loi a évolué et ouvre des possibilités qui répondent déjà largement aux besoins et aux angoisses de beaucoup. Chaque patient est ainsi en droit de refuser toute obstination déraisonnable et même de refuser tout traitement. Face à des douleurs insupportables, il est possible de proposer des sédations en phase terminale qui soulagent le patient en le rendant inconscient, même si ce traitement peut parfois avoir également pour effet d’abréger la vie.

La loi peut certainement être améliorée, en particulier en rendant plus claire la possibilité de sédation en phase terminale ou en précisant la nécessité du caractère collectif des décisions à prendre dans ces situations extrêmes. Mais il nous semble qu’ainsi complétée, elle répond très largement aux situations dramatiques qui peuvent se produire.

Il serait regrettable et dangereux que l’euthanasie ou le suicide assisté soient dépénalisés et inscrits d’une manière ou d’une autre dans la loi.

« Églises & immobilier : Que sais-je ? »

Ce samedi matin-là, le passage Wattieaux, dans le 19ème, respire le calme ! Seuls quelques pigeons sautillent sur le trottoir en quête de miettes abandonnées. Il est un peu plus de neuf heures quand cette tranquillité se voit troublée par l’arrivée de plus de cent soixante personnes qui poussent la porte de l’Église Évangélique des Chinois au numéro 21. Si environ la moitié d’entre elles vient de la région parisienne, l’autre moitié est partie tôt de province pour répondre à l’invitation de la Commission juridique du CNEF, organisatrice d’une journée sur le thème des lieux de cultes : « Églises & immobilier : Que sais-je ? »

Après quelques mots d’accueil et de présentation de la journée par Christian Blanc, président de la Commission, la journée s’ouvre par une question : « Lieu de culte, salle de réunion ou lieu sacré ? » Jacques Blocher (Directeur de l’Institut de Théologie de Nogent-sur-Marne) invite l’auditoire à aborder la question théologique et rappelle que, selon la Bible, les lieux ne sont pas sacrés, seul Dieu l’est. L’histoire de l’architecture des lieux de culte révèle cependant l’attachement des hommes à revêtir les églises de symboles indiquant leur caractère sacré, s’éloignant des réunions de maisons des premiers chrétiens…

Nancy Lefèvre, juriste de la Commission juridique du CNEF traite ensuite la deuxième question : « Lieu de culte, lieu de vie : espace partagé ? ». Au-delà du modèle classique connu par la plupart des Églises évangéliques constituées en associations de loi de 1905, une réflexion de fond est proposée sur de nouveaux modèles permettant un cadre légal optimal pour couvrir la diversité des activités évangéliques et leurs besoins immobiliers. « En se coordonnant autour d’un projet immobilier, les chrétiens peuvent proposer un lieu de vie et un lieu de culte pour offrir une présence dans la cité ».

Trois témoignages intéressants de projets aboutis de construction et d’aménagements de lieux de culte illustrent le propos : une Assemblée de Dieu, de grande taille, située à Cergy-Pontoise dans une zone industrielle (immeuble appartenant à l’association cultuelle) ; un centre culturel à Poitiers intégrant un lieu de culte (ensemble immobilier appartenant à la Fédération baptiste et loué par les associations) ; une construction à Lille en zone résidentielle, intégrant lieu de culte, salle polyvalente, appartements pour étudiants et personnes dans le besoin, dans le besoin (détenue en division de volumes par une Fondation et des associations).

La table ronde à laquelle participe Nicolas Duval, avocat au barreau de Paris, Christian De La Roque, à la fois architecte et pasteur, et Nancy Lefèvre, juriste de la commission, révèle que les obstacles juridiques et réglementaires ne sont pas infranchissables. Le conseil s’oriente vers un projet d’Église sérieux, une connaissance précise de la réglementation et des relations ouvertes avec les autorités.

Après une matinée plutôt généraliste, l’après-midi s’ouvre sur des ateliers animés par des professionnels de la construction, du droit et de la fiscalité. Les thématiques plus ciblées permettent aux participants de glaner des informations précieuses et utiles pour assumer sérieusement la responsabilité d’Églises locales et d’associations cultuelles :

  • Règles de sécurité et accès handicap, Jean-Jacques Lee, architecte, expert auprès de la Commission juridique.
  • Célébrer le culte dans un lieu public : est-ce encore possible ? Nancy Lefèvre, juriste de la Commission.
  • Lieu de culte : quelles aides publiques ? Jacqueline Raema, avocate au barreau de Sao Paulo.
  • Location : quels types de bail ? Nicolas Duval, avocat au barreau de Paris.
  • Construction et aménagement : quelle approche et quelles démarches ? Christian De La Roque, architecte et pasteur.
  • Fiscalité : quelles exonérations et comment ? Deux fiscalistes expérimentés.

L’attention soutenue des auditoires et le grand nombre de questions qui assaillent les intervenants mettent en évidence l’intérêt porté à ces questions autour des locaux cultuels, des mises aux normes pour l’accueil des handicapés à l’approche de la date du 1er janvier 2015 et de leur utilisation pour les diverses activités de l’église locale dans le respect de la législation…

Clément Diedrichs, directeur du CNEF a clôturé la journée en questionnant la pertinence du modèle de l’association de la loi de 1905 pour répondre aux besoins actuels du monde évangélique. Et il a annoncé qu’un ouvrage collectif, fruit des interventions de la journée, sera publié dans les collections du CNEF dès 2014.

Cette journée est une première. La participation a montré une réelle attente d’informations pertinentes de la part des conseils d’administration des associations cultuelles et culturelles. On peut s’attendre probablement à d’autres journées comme celle-ci, et pourquoi pas, dans une autre région ?…

Nous vous signalons également qu’un court reportage sur la Journée juridique du CNEF a été diffusé le dimanche 3 novembre sur France 2, dans le cadre de l’émission Présence protestante.

Merci à tous les intervenants, bénévoles, participants, ainsi qu’à toute l’équipe des permanents du CNEF qui, sous la direction de Clément Diedrichs, avaient minutieusement préparé cet événement dans l’intérêt du témoignage sérieux que les Églises évangéliques tiennent à donner dans la cité.

Faut-il choisir entre « la mort dans la vie » ou « la vie dans la mort » ?

On ne peut parler de fin de vie sans imaginer celle de l’être sur terre qui compte le plus pour nous. Nous ne parlerons donc pas, dans cet article, des « autres », ces « indéfinis » qui remplissent les statistiques mais plutôt de notre précieux conjoint, enfant ou parent qui pourrait à tout moment être concerné par les décisions qui font l’objet de cette réflexion. Par ailleurs, réfléchir sur ce thème implique d’y penser aussi pour soi. Or, on le sait : « est maître des lieux celui qui les organise » et dans le domaine de la fin de vie, mieux vaut y penser à l’avance.

L’éthique, prophétesse du bien et du mal ?

Avant d’engager de telles réflexions sur la fin de vie, il importe de savoir sur quelles bases nous nous situons et au final, qui parle ? Est-ce au nom de l’éthique que nous réfléchissons ici ? Mais quelle éthique alors ? Car il ne suffit pas de se vêtir d’un nom pour être compétent. Qui est suffisant pour déclarer, sans repères éternels, ce qui est bien et ce qui est mal en ce qui concerne la vie ? Le premier péché de l’homme n’est-il pas lié précisément au fait de vouloir connaître le bien et le mal en dehors de toute dépendance à « ce que Dieu dit » ? Voilà pourquoi il nous faut prendre garde à l’origine de la voix qui nous parle.

Avant de disséquer des sujets aussi brûlants que ceux du suicide assisté, de l’euthanasie ou de l’acharnement thérapeutique, il est nécessaire de savoir quel outil nous tenons effectivement en main pour ouvrir la chair de la réflexion sur ce qui vit. Car parler de la fin de vie, c’est parler du vivant, aussi faible soit-il.  Aussi, toute « éthique » qui voudrait péremptoirement déclarer ce qui est bien et ce qui est mal sans accepter le joug doux et léger de la Parole faite chair, risque d’être une conseillère dangereuse qui, sous couvert de pensées bienfaisantes, nous inoculera le poison pernicieux de l’indépendance vis-à-vis de Dieu, et c’est précisément de cela dont nous devons avant tout guérir.

L’apôtre Jean, témoin patient de la fin de vie du Christ, constate que « les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière », ce qui implique que les paradigmes éthiques ne peuvent résolument pas être les mêmes entre le monde et son Créateur. On est en droit de se demander d’ailleurs si l’éviction des « religieux » du Comité National d’Éthique, fin septembre dernier, ne procède pas d’une volonté de « libération » sociale et sociétale sur les questions debien et de mal ? L’unanimité étant recherchée pour apaiser « la conscience de l’État », celui-ci ne l’obtiendra qu’en se séparant de conseillers jugés encore trop « dépendants » de « ce que Dieu dit ».

Le sens des mots bouleverse le sens de la vie

Cette mise en garde étant faite, « le tragique de l’action » est bien réel pour celles et ceux qui accompagnent professionnellement les personnes en souffrance. Tôt ou tard, nous devrions, nous aussi, être confrontés à une « décision de fin de vie » : la nôtre ou celle d’un proche et cette décision relèvera bel et bien d’une question de vie ou de mort. La pression familiale ou médicale nous demandera peut-être si nous ne souhaitons pas « abréger les souffrances » de l’être que nous chérissons tant et nous risquons d’être bien seuls pour décider. De plus, pour accentuer cette attente tragique de l’action, l’invitation nous sera certainement faite au nom du «courage », de la « dignité » et parfois même de « l’amour », comme si, au final, ne pas suivre ce conseil déguisé sous forme de proposition, allait faire de nous des personnes pleutres, indignes et égoïstes, marginales à l’égard des codes sociaux. Boire la ciguë d’une décision qui nous coûtera toujours, c’est cela le « tragique de l’action », sauf qu’il « n’y a rien en celui qui aime, qui puisse l’entraîner dans l’erreur ».

Pour le moment, la France résiste à la pression du lobby ADMD qui milite pour « autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie de (…) personnes atteintes de maladies insupportables et incurables si elles le demandent ». En France, tuer un malade reste encore un crime sur le plan pénal et une interdiction sur le plan médical. Comment d’ailleurs un juge pourrait-il savoir si la demande du malade est pleinement et réellement dépourvue de toute pression extérieure, familiale ou sociétale ? En outre, comme le souligne très justement leProfesseur Chardot, comment éviter, « si on dépénalisait la mort donnée sur demande », que les plus faibles « ne se sentent moralement obligés de décharger de leur poids considéré comme inutile, les proches et la société » ?

le Festival d’Erbalunga

le Festival d’Erbalunga est devenu un événement incontournable de la vie estivale insulaire. La qualité de la programmation, des bénévoles passionnés, l’ambiance chaleureuse, ont permis d’accueillir un public toujours plus nombreux. Le Festival d’Erbalunga se propose de renouveler ce défi. Les artistes qui se produiront cette année sur la scène de l’amphithéâtre ont été choisis pour leur répertoire original et coloré. Chanteurs et musiciens sauront, nous le parions, vous emporter dans leur univers. L’association culturelle de Brando vous donne donc rendez-vous pour trois soirées dédiées à la musique et à la fête les 9, 10 et 11 août. Ils nous ont rendu visite… Ces 20 dernières années, des dizaines d’artistes prestigieux tels qu’Alexandre Lagoya, Michel Legrand, Baden Powell, Zazie, … ont donné rendez-vous à un public de plus en plus nombreux au Festival d’ Erbalunga. 2006 Antoine Ciosi Louis Bertignac Philippe Lafontaine 2007 Michel Jonasz Michel Delpech Jean Paul Poletti et le Choeur de Sartène 2008 Stanislas Julie Zenatti Véronique Sanson Maxime Le Forestier I Muvrini 2009 Patricia Kaas Glenn Hugues (ex.Deep Purple) Thomas Dutronc Patric Bruel 2010 Renan Luce Olivia Ruiz Calogero 2011 Raphaël Zaz Ben l’Oncle Soul Francine Massiani Roberto Alagna

Clipsol vendue à GDF

À Aix-les-Bains, le concepteur et fabriquant historique de capteurs solaires thermiques vient de signer un accord avec Gaz de France.

« L’accord a bien eu lieu, nous allons bientôt communiquer conjointement avec notre partenaire GDF » explique André Jean, pionnier du solaire en France, fondateur et dirigeant de Clipsol. Cet accord récent intervient après un lobbying fort, depuis plusieurs mois, des élus du Conseil général de la Savoie et de hauts fonctionnaires auprès du cabinet de Christine Lagarde, ministre des Finances. Épilogue d’une négociation qui aurait duré tout l’été. Les réseaux savoyards ont bien fonctionné, avec une implication forte de Jean-François Cirelli, pdg de GDF-Suez, qui est originaire de Savoie : sa mère vit toujours au Viviers-du-Lac. Cirelli a également été camarade de promotion à l’ENA d’Hervé Gaymard, président du Conseil général.

« Clipsol représente le fer de lance de notre projet sur le développement du solaire. C’est aussi 135 emplois concernés, nous ne pouvions pas laisser disparaître le fleuron de cette industrie » explique une source proche des collectivités. Un sauvetage d’autant plus nécessaire après le fiasco de l’entreprise cotée en bourse Cervin, autre étendard du business du solaire en Savoie (La Vie nouvelle du 2 octobre 2008).

En créant sa société il y a près de 30 ans alors que le solaire était encore vu comme une utopie, André Jean a tenu bon, passant outre les modes et malgré des difficultés financières à répétition. À sa création en 1979, Clipsol a bénéficié de l’engouement du marché pour le solaire des années 80. Lorsque l’intérêt pour l’énergie solaire retombe après le second choc pétrolier,  André Jean garde le cap, certain du regain à venir de cette énergie renouvelable : « J’étais sûr que cela repartirait. Heureusement, je ne savais pas que ce serait si long à redémarrer. ».  Durant ces années difficiles, Clipsol consacre toute son énergie à la recherche et au développement et met au point, en particulier, le système de chauffage solaire le plus performant du marché européen : Plancher Solaire Direct. En 2000, grâce au plan soleil mis en place par l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), le marché redémarre et le chiffre d’affaires ainsi que les effectifs de Clipsol connaissent alors une forte croissance :  « Notre carnet de commandes est plein mais nous subissons des difficultés financières » expliquait André Jean le 6 septembre dernier devant l’incendie accidentel de la concession Clipsoleil de Voglans, une succursale à destination des particuliers.

Une croissance importante, des investissements en recherche et développement trop longs à rentabiliser, Clipsol aurait été victime d’une crise de croissance.  D’après des cadres de l’entreprise, le fabricant savoyard a eu à subir de fortes tensions de trésorerie. « Dans le contexte actuel de crise financière, ce manque de liquidités aurait pu être fatal à l’entreprise » explique un spécialiste qui continue « L’intervention de GDF va redonner l’oxygène indispensable à Clipsol ». D’une entreprise familliale artisanale, Clipsol s’affirme désormais dans une logique purement industrielle. L’entreprise recrute en ce moment un directeur général et selon nos informations, dans le cadre de cette négociation, André Jean aurait obtenu la garantie d’être maintenu à un poste en recherche et développement. La spécialité de Clipsol, qui lui a assuré sa renommée, son sérieux, mais pas la fortune.

Michael Iochem et Delphine Adorjan

Suite à notre article « GDF rachète Clipsol » paru dans la précédente livraison de votre hebdomadaire, André Jean, le pdg de cette entreprise savoyarde demande un droit de réponse par mail que nous lui accordons ci-après :

Entreprise :
Pour accélérer et consolider sa croissance,

Clipsol ouvre son capital à GDF-SUEZ

Le spécialiste savoyard du solaire, concepteur et fabricant historique de matériels solaires pour le bâtiment vient de procéder à une augmentation de capital, devenue indispensable pour devenir un leader en Europe.

André Jean, Président Directeur Général de CLIPSOL, suite à la parution de l’article intulé « CLIPSOL vendue à GDF dans le numéro 1325 du 23 octobre 2008 de la Vie Nouvelle, tient à apporter les précisions suivantes ; contrairement à ce qui a été écrit : CLIPSOL n’a pas été vendue à GDF.

CLIPSOL a procédé à une levée de fonds au terme de laquelle le nouvel actionnaire, GDF-SUEZ, possède 51% du capital alors que les actionnaires précédents (principalement la famille d’André JEAN) conservent leur participation, désormais à hauteur de 49%.

Les enfants et l’épouse d’André JEAN continuent d’exercer leur fonction, tandis qu’André JEAN deviendra prochainement Président du Comité Stratégique tout en assumant un poste de direction.

CLIPSOL a retenu l’offre de recapitalisation proposée par GDF-SUEZ plutôt que d’autres du fait de son partenariat actif avec Gaz de France depuis 1997 : l’intérêt porté par ce groupe pour les travaux de recherche et développement de CLIPSOL ainsi que pour une vision partagée et pragmatique sur le rôle de l’énergie solaire dans le bâtiment ont été décisifs dans ce choix.