Le Margériaz

Le Mont Margériaz (alt. 1845 m) est une montagne du massif des Bauges située à l’est de La Féclaz et au nord-ouest d’Aillon-le-Jeune. Un beau stade de neige (avec une dizaine de remontées mécaniques) a été aménagé sur ses pentes.

En été et en hiver, possibilité de ballade au « trou de l’agneau ».
Accès :
– de Chambéry, au sud, Saint-Alban-Leysse, St-Jean-d’Arvey, Thoiry, Col des Prés,
– à Aillon-le-Jeune, filer tout droit et attaquer les lacets d’accès à la station.
Grâce au ski de pistes, il y a des parcours de fond et de raquettes remarquables.

Le circuit proposé part du dernier virage avant l’arrivée à la station :
– sur la large piste forestière, prendre plein sud en direction de la Combe de la Verne et du col du même nom,
– la montée est plus dynamique en prenant à gauche (légèrement) au chalet de la place à Baban,
– au col de la Verne, prendre à droite vers la ligne de crête du Margériaz; on peut continuer jusqu’au Margériaz mais il vaut mieux prendre à droite en direction des lacets de la « Tanne du Grand Refou ».
Cela durera 3 heures, en tout, pour revenir à la place à Baban.
Compter 2 heures de plus pour l’aller-retour au Mont Margériaz (« Trou de l’agneau »).

Les Bauges de par leur isolement passé, sont restés un massif naturel par excellence, avec des petits villages comme Ecole, Le Noyer, ou La Compote… C’est un coin à visiter toute l’année pour son calme et ses paysages.
Le massif, situé à cheval sur la Savoie et la Haute-Savoie,  est limité au nord-est par le lac d’Annecy, la vallée de la Chaise et de l’Arly, à l’Est et au Sud par la vallée de l’Isère, à l’Ouest par la cluse de Chambéry et l’Albanais.
Un certain nombre de sommets dépassent les 2 000 m, le point culminant se situe à l’Arcalod, 2 217 m.
Le massif est surtout une zone d’élevages (bovins, caprins, ovins…) et de forêts.

Le lac du Mariet (Bauges)

Il y a deux façons de se rendre dans le vallon du Mariet (le petit lac peut être couvert de neige).

Par Aix-les-Bains, en prenant à la sortie de la cité thermale la départementale 911 en direction de Cusy (Bauges) puis Lescheraines.
De Chambéry, prendre au sud à Saint-Alban-Leysse, en direction des Bauges, direction la Féclaz, à Saint-Jean-d’Arvey, ensuite au col de Plaimpalais se rendre à Lescheraines (on peut passer le col par St-François de Sales et Arith). A Arith une petite route à droite part en direction du hameau de Montagny, à la chapelle de ce village, tourner à gauche et emprunter la route forestière qui monte, se garer au terminus de la partie carrossable.
Chausser ses raquettes, prendre les bâtons, un peu d’eau et du sucre : la balade va durer 2 h 1/2.
Environ 500 mètres après le départ, on atteint le calvaire, carrefour de deux directions : prendre à droite, continuer ce chemin jusqu’au bout en laissant les petits départs à droite ou à gauche.
Plus loin, on va quitter la forêt pour descendre en direction des chalets typiques des Bauges aux toits “cassés”. Continuer le chemin de droite après la quatrième maison ; le sentier longe la forêt et on découvre le minuscule lac en voie d’assèchement. C’est un magnifique vallon avec ses nombreuses granges qui permettaient autrefois de “tramer” (manger le foin avant d’aller en haute montagne).
Un excellent endroit où l’air pur permet de flâner et de rêver.

Randonnée en raquettes au village de Boudin (Beaufortain)

Arêches, station d’hiver et d’été, dérive de la « rieste » qui signifie la scierie en patois. Le hameau de Boudin, site protégé, est typique des constructions dans la pente en montagne. Au bas du village se trouve la chapelle dédiée à Saint-Jacques de Tarentaise (évêque local).

Accès :
– se rendre à Albertville (autoroute A 43 ou RN 90),
– prendre la D 925 en direction de Beaufort (20 km) où l’on pourra visiter au retour la coopérative, fabrique du « Prince des gruyères » (d’après Brillat-Savarin),
– à Beaufort prendre la route d’Arêches (5 km environ),
– stationner au centre du village près de l’église par exemple (altitude 1 032 m).
Carte IGN Top 25, 3532 OT,
– remonter la ruelle vers la cure puis prendre le chemin de la Cascade,
– suivre la rive droite d’un charmant ruisseau (le Poncellamont) en passant sous le pont routier afin d’aboutir à une autre ruelle que l’on suivra vers la gauche,
– après un petit pont, débute le sentier de Boudin,
–  couper les lacets de la route et se diriger vers la chapelle Saint-Jacques (« Saint Jacques, priez pour nous » au fronton), 1 306 m.

Les plus courageux pourront continuer en direction du col du Pré, 1 703 m (belle vue sur le Mont Blanc), et les chalets de l’Entrus (1 727 m).
Compter une heure aller-retour.

En montant jusqu’au col du Pré, on a l’occasion d’admirer la fameuse Pierra Menta. Ce gigantesque rocher (pierre du milieu) rappelle à certains Gargantua, et une légende évoquant le passage du géant.
D’autres penseront surtout à la plus grande course au monde de ski-alpinisme, qui a lieu en mars sur plus de 10 000 mètres de dénivelé en quatre jours.
Au retour, admirer la station d’Arêches au domaine skiable très varié : fond, pistes, ski de randonnée et raquettes.

Le Roc d’Arguille

C’est une très belle balade en raquettes par beau temps, mais à éviter par temps brumeux. Durée : 4 heures 30 environ, circuit au-dessus de 1 300 mètres.

Accès :
– de Chambéry, prendre l’autoroute de Grenoble pour la quitter à l’échangeur de Brignoud,
– traverser la zone artisanale et emprunter la RN 90 en direction de Bernin,
– traverser le village jusqu’à Saint-Nazaire-les-Eymes,
– juste après, à droite, prendre la route vers Saint-Hilaire du Touvet et ses maisons de repos (autrefois sanatoriums pour tuberculeux grâce à son altitude idéale),
– au plateau des Petites Roches, tourner à gauche D 30 E pour aller au col du Coq : parking (1 434 m).
– chausser et commencer par descendre par la route ; la quitter au niveau de deux chalets :
– remonter vers la lisière de la forêt (belle vue sur la montagne de Chamechaude),
– monter dans la forêt jusqu’à un replat, sans hésiter à utiliser le chemin “interdit sauf aux ayants droit”. De partout, une belle vue sur les montagnes de Chartreuse (Grand-Som, Charmant-Som),
– prendre la direction de Pravouta en longeant la crête rocheuse des Lances de Mallisart,
– continuer à monter en tirant à droite (1 760 m),
– à un croisement (calvaire) prendre à gauche vers le Roc d’Arguille.
Au retour revenir vers le calvaire puis prendre un large chemin forestier qui descend jusqu’au col du Coq.
Et la Chartreuse ?
En juin 1084, Bruno, accompagné de six compagnons, s’installe en Chartreuse sur les conseils de l’évêque de Grenoble. Après une avalanche (1132) à l’emplacement actuel du monastère, il y eut plusieurs péripéties et calamités (peste noire, incendies,…). Les bâtiments construits en 1672 abritent 35 moines à la règle rigoureuse de Saint Bruno (voir le film “Le grand silence”).
La correrie aujourd’hui transformée en musée (ouvert de Pâques à la Toussaint) était le domicile des frères.
La liqueur de Chartreuse est composée de quelque 130 plantes concoctées selon un rituel tenu secret. Elle est fabriquée à Voiron. Verte à 55° d’alcool et jaune à 43°, elle est disponible dans le monde entier (à consommer avec modération).
Visites des caves toute l’année (gratuites, comme la dégustation). Elle a été un temps déclarée “reine des liqueurs”, dont le seul défaut est de ne pas être remboursée par la Sécurité Sociale, en dépit de ses nombreuses vertus pharmaceutiques et thérapeutiques !!

La Galoppaz (1.681m)

La Galoppaz est un de ces sommets incontournables qu’il faut avoir gravi au moins une fois pour être un « vrai » Savoyard.

On atteint le « pain de sucre » de la Galoppaz par le côté Est, en venant d’Aillon le Jeune. Elle est située entre le Mont Céty et le col du Lindar au Nord de Montmélian.
Accès :
– par Cusy et Lescheraines pour les Aixois ou par le col des Prés (St-Jean d’Arvey-Thoiry) pour les Chambériens. Départ au Perron, juste au-dessus du centre de la station d’Aillon. On va remonter la vallée de la rivière Lindar par la route pour rejoindre le ruisseau de la Grande Combe et commencer à monter (dénivelé total environ 700 m, durée 5h30),
– suivre ce sentier qui rejoint une piste d’alpage, qui progressivement, par la gauche, conduit au col de la Buffaz où se trouvent de beaux chalets typiques des Bauges;
– continuer jusqu’à la petite pointe de La Galoppaz et, pour les plus courageux, au sommet par l’arête Est. Attention, terrain glissant et dangereux.
La croix du sommet rappelle le souvenir d’un prêtre qui a péri en chutant du sommet.
Belle vue sur tous les massifs environnants et sur la vallée, la Combe de Savoie, Chambéry jusqu’au lac du Bourget.
Retour par le même itinéraire ou par le col du Lindar.
En cas de passage dangereux il vaut mieux renoncer, le raquettiste ayant, comme le randonneur, une certaine philosophie. Il ne troublera pas le milieu en s’écartant des sentiers ou pistes prévues.
En hiver ne pas se fier pas au balisage estival,  fait pour des promeneurs sans raquette. Soyez attentif à la météo et à l’arrivée du brouillard.
Quelques infos touristiques :
– pour consulter toutes les propositions d’hébergements : www.savoie-reservation.com
– pour les gîtes et refuges : www.gites-refuges.com
– loisirs et accueils en Savoie : 04 79 85 01 09
Météo France : tél.  3250 ou 08 92 68 02 73 ou www.meteo.fr
– Parc régional des Bauges, place Grenette, 73630 Le Chatelard, 04 79 54 86 40.

La Pointe de la Cochette (Chartreuse)

Voilà un endroit magnifique, d’où l’on peut découvrir toute la Chartreuse et, par temps clair, le massif du Mont Blanc.

Accès :
– de Chambéry, se diriger vers Bellevue ou Les Charmettes (J.-J. Rousseau) et prendre la route du col du Granier (D 912),
– après le col, c’est la vallée des Entremonts, aller jusqu’à Entremont-le-Vieux (Epernay),
– tourner à droite en direction de Corbel et Le Désert, traverser ce hameau,
– un kilomètre après, près des petits téléskis, un parking est aménagé (on peut louer raquettes et skis au 04 79 65 80 54),
– emprunter le chemin balisé qui commence par longer le col de la Cluse sur une bonne centaine de mètres, le sentier part à droite sous des fayards (hêtres), chênes et érables communs,
– à la sortie du bois, de nombreux panneaux informatifs vous indiquent la pointe de la Cochette à droite,
– suivre les pictogrammes (deux raquettes rouges sur fond blanc),
– arrivés à la croix du sommet, on découvre d’un seul coup une bonne partie de la Chartreuse, en partant des sommets du Granier, du Pinet jusqu’à la forme en bonnet de Chamechaude sans oublier bien sûr la vallée des Entremonts. Avec un peu de chance vous pourrez voir dans la trouée du Granier le Mont-Blanc et son dôme si typique.
Le retour peut se faire par le même chemin ou, pour les plus courageux, par le tour du Mont Outhéran (compter 2 à 3 heures de plus).
La vallée des Entremonts a été équipée d’itinéraires balisés (le syndicat d’initiative se fera un plaisir de mettre des schémas à votre disposition). Par ailleurs, les cartes IGN indiquent les stations qui offrent des balades en raquettes.
Avant de partir il est prudent de s’informer sur les risques d’avalanche (tél. 04 36 68 10 20).
Un conseil : soyez bien équipés, emportez de l’eau, un casse-croûte, un bonnet, de la crème solaire, des lunettes. Le froid peut arriver rapidement, attention…

Infos :
– carte Michelin 244 pli 29 ;
– carte IGN 3333OT, pli C5/C6.