Sommes-nous tous apologètes ?

En portant ses regards sur 1 Pierre 3.15, Philippe Serradji fait la promotion d’une apologétique pour tous.

En Philippiens 1.16, Paul affirme être « établi pour la défense de l’Évangile ». Le terme
« défense » est une traduction du grec « apologia » que l’on retrouve huit fois dans le Nouveau Testament, dont sept dans les seules épîtres de Paul. Pour l’apôtre, l’apologétique est partie intégrante de son ministère. La question que l’on peut se poser est celle-ci : si cela est vrai pour Paul, est-ce le cas pour nous ?

Trop souvent, pour nombre d’entre nous, l’apologétique apparaît comme une matière réservée aux seuls spécialistes. Ceci d’autant plus que l’opposition au christianisme a repris de la vigueur ces dernières années. Non seulement elle est plus élaborée, mais elle est surtout plus agressive . En 1 Pierre 3.15, dernière occurrence du terme « apologia », Pierre écrit à un groupe de croyants qui fait face à la persécution pour leur dire : « Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. » Divisons le propos de Pierre en trois points : (1) sanctifier Christ, (2) proposer une défense qui rende compte de notre espérance et (3) répondre avec une attitude particulière.

Sanctifier Christ

Pierre fonde son argument sur Christ et sur la place qu’il doit avoir dans notre vie. Le chrétien a une espérance visible tant que Christ est « mis à part » dans son cœur, comme le sous-entend le terme « sanctifier ».

Une défense qui rende compte de notre espérance

Pierre touche ensuite au cœur de ce que nous voulons dire ici. L’espérance du chrétien est visible car elle est une espérance vécue. Notons ici que, interpellé par le comportement du croyant, c’est le non-croyant qui entame le dialogue. Pour paraphraser Paul (cf. 2 Corinthiens 3.3), le croyant est devenu une épître vivante. Ce n’est pas tellement notre défense (apologia) qui importe dans le cas présent, mais bien notre volonté de laisser Christ briller au travers de notre vie. Non pas que notre « apologia » ne compte pas, Pierre sous-entend l’inverse lorsqu’il encourage ses lecteurs à « être prêts ». Apprendre à répondre, se former pour être pertinents est important. L’encouragement de Pierre s’adresse ainsi à nous, à tous. De différentes façons, chacun est appelé à être témoin, individuellement, mais aussi en tant qu’Église. Nous sommes, nous aussi, « établis pour la défense de l’évangile. » !

Une attitude douce et respectueuse

Enfin, l’apôtre nous encourage également à veiller à la manière dont nous répondons : « avec douceur et respect ». L’apologétique ne peut et ne doit pas être un simple débat d’idées, un croisement d’épées. L’apologétique est aussi la démonstration vivante de la vérité. G.K. Chesterton affirmait : « L’idéal chrétien n’a pas été déclaré irréalisable après avoir été essayé, il a plutôt été déclaré irréalisable avant d’avoir été essayé. » À nous de montrer que nous avons essayé l’espérance, cet « idéal chrétien », et que nous le vivons. Il est donc réalisable !

Le Margériaz

Le Mont Margériaz (alt. 1845 m) est une montagne du massif des Bauges située à l’est de La Féclaz et au nord-ouest d’Aillon-le-Jeune. Un beau stade de neige (avec une dizaine de remontées mécaniques) a été aménagé sur ses pentes.

En été et en hiver, possibilité de ballade au « trou de l’agneau ».
Accès :
– de Chambéry, au sud, Saint-Alban-Leysse, St-Jean-d’Arvey, Thoiry, Col des Prés,
– à Aillon-le-Jeune, filer tout droit et attaquer les lacets d’accès à la station.
Grâce au ski de pistes, il y a des parcours de fond et de raquettes remarquables.

Le circuit proposé part du dernier virage avant l’arrivée à la station :
– sur la large piste forestière, prendre plein sud en direction de la Combe de la Verne et du col du même nom,
– la montée est plus dynamique en prenant à gauche (légèrement) au chalet de la place à Baban,
– au col de la Verne, prendre à droite vers la ligne de crête du Margériaz; on peut continuer jusqu’au Margériaz mais il vaut mieux prendre à droite en direction des lacets de la « Tanne du Grand Refou ».
Cela durera 3 heures, en tout, pour revenir à la place à Baban.
Compter 2 heures de plus pour l’aller-retour au Mont Margériaz (« Trou de l’agneau »).

Les Bauges de par leur isolement passé, sont restés un massif naturel par excellence, avec des petits villages comme Ecole, Le Noyer, ou La Compote… C’est un coin à visiter toute l’année pour son calme et ses paysages.
Le massif, situé à cheval sur la Savoie et la Haute-Savoie,  est limité au nord-est par le lac d’Annecy, la vallée de la Chaise et de l’Arly, à l’Est et au Sud par la vallée de l’Isère, à l’Ouest par la cluse de Chambéry et l’Albanais.
Un certain nombre de sommets dépassent les 2 000 m, le point culminant se situe à l’Arcalod, 2 217 m.
Le massif est surtout une zone d’élevages (bovins, caprins, ovins…) et de forêts.

la fin de vie éternel débat

Dans bien des cas, la manière dont la fin de vie est vécue dans notre pays n’est pas satisfaisante. Elle se vit le plus souvent à l’hôpital, hors du cadre familier de la personne, et fréquemment dans une certaine solitude, apparaissant ainsi angoissante pour nombre de nos contemporains.

Par ailleurs, bien des gens appréhendent la perte de leur autonomie et souhaitent pouvoir échapper à ce qu’elles considèrent comme une mort indigne.

Bien que, selon notre foi, nous croyions que personne n’est maître de sa vie et que la dignité et la valeur irréductible d’un être humain ne dépendent en rien des conditions extérieures ni même de son état physique ou psychique, nous entendons ces craintes et considérons que la société doit chercher à y répondre.

Il est certain que beaucoup de nos contemporains, patients comme malheureusement soignants, n’ont pas une conscience très claire des possibilités actuelles au niveau médical et législatif.
D’une part, le développement des soins palliatifs est déjà à même de répondre à bien des besoins en prenant soin des souffrances physiques et en accompagnant psychologiquement, voire spirituellement les personnes dans les derniers jours de leur vie. Il est nécessaire de développer de tels services et plus encore, de favoriser une culture des soins palliatifs dans l’ensemble des services concernés par l’accompagnement de la fin de vie.
Mais beaucoup ignorent d’autre part que, depuis 2005, la loi a évolué et ouvre des possibilités qui répondent déjà largement aux besoins et aux angoisses de beaucoup. Chaque patient est ainsi en droit de refuser toute obstination déraisonnable et même de refuser tout traitement. Face à des douleurs insupportables, il est possible de proposer des sédations en phase terminale qui soulagent le patient en le rendant inconscient, même si ce traitement peut parfois avoir également pour effet d’abréger la vie.

La loi peut certainement être améliorée, en particulier en rendant plus claire la possibilité de sédation en phase terminale ou en précisant la nécessité du caractère collectif des décisions à prendre dans ces situations extrêmes. Mais il nous semble qu’ainsi complétée, elle répond très largement aux situations dramatiques qui peuvent se produire.

Il serait regrettable et dangereux que l’euthanasie ou le suicide assisté soient dépénalisés et inscrits d’une manière ou d’une autre dans la loi.

Le lac du Mariet (Bauges)

Il y a deux façons de se rendre dans le vallon du Mariet (le petit lac peut être couvert de neige).

Par Aix-les-Bains, en prenant à la sortie de la cité thermale la départementale 911 en direction de Cusy (Bauges) puis Lescheraines.
De Chambéry, prendre au sud à Saint-Alban-Leysse, en direction des Bauges, direction la Féclaz, à Saint-Jean-d’Arvey, ensuite au col de Plaimpalais se rendre à Lescheraines (on peut passer le col par St-François de Sales et Arith). A Arith une petite route à droite part en direction du hameau de Montagny, à la chapelle de ce village, tourner à gauche et emprunter la route forestière qui monte, se garer au terminus de la partie carrossable.
Chausser ses raquettes, prendre les bâtons, un peu d’eau et du sucre : la balade va durer 2 h 1/2.
Environ 500 mètres après le départ, on atteint le calvaire, carrefour de deux directions : prendre à droite, continuer ce chemin jusqu’au bout en laissant les petits départs à droite ou à gauche.
Plus loin, on va quitter la forêt pour descendre en direction des chalets typiques des Bauges aux toits “cassés”. Continuer le chemin de droite après la quatrième maison ; le sentier longe la forêt et on découvre le minuscule lac en voie d’assèchement. C’est un magnifique vallon avec ses nombreuses granges qui permettaient autrefois de “tramer” (manger le foin avant d’aller en haute montagne).
Un excellent endroit où l’air pur permet de flâner et de rêver.

Randonnée en raquettes au village de Boudin (Beaufortain)

Arêches, station d’hiver et d’été, dérive de la « rieste » qui signifie la scierie en patois. Le hameau de Boudin, site protégé, est typique des constructions dans la pente en montagne. Au bas du village se trouve la chapelle dédiée à Saint-Jacques de Tarentaise (évêque local).

Accès :
– se rendre à Albertville (autoroute A 43 ou RN 90),
– prendre la D 925 en direction de Beaufort (20 km) où l’on pourra visiter au retour la coopérative, fabrique du « Prince des gruyères » (d’après Brillat-Savarin),
– à Beaufort prendre la route d’Arêches (5 km environ),
– stationner au centre du village près de l’église par exemple (altitude 1 032 m).
Carte IGN Top 25, 3532 OT,
– remonter la ruelle vers la cure puis prendre le chemin de la Cascade,
– suivre la rive droite d’un charmant ruisseau (le Poncellamont) en passant sous le pont routier afin d’aboutir à une autre ruelle que l’on suivra vers la gauche,
– après un petit pont, débute le sentier de Boudin,
–  couper les lacets de la route et se diriger vers la chapelle Saint-Jacques (« Saint Jacques, priez pour nous » au fronton), 1 306 m.

Les plus courageux pourront continuer en direction du col du Pré, 1 703 m (belle vue sur le Mont Blanc), et les chalets de l’Entrus (1 727 m).
Compter une heure aller-retour.

En montant jusqu’au col du Pré, on a l’occasion d’admirer la fameuse Pierra Menta. Ce gigantesque rocher (pierre du milieu) rappelle à certains Gargantua, et une légende évoquant le passage du géant.
D’autres penseront surtout à la plus grande course au monde de ski-alpinisme, qui a lieu en mars sur plus de 10 000 mètres de dénivelé en quatre jours.
Au retour, admirer la station d’Arêches au domaine skiable très varié : fond, pistes, ski de randonnée et raquettes.

Le Roc d’Arguille

C’est une très belle balade en raquettes par beau temps, mais à éviter par temps brumeux. Durée : 4 heures 30 environ, circuit au-dessus de 1 300 mètres.

Accès :
– de Chambéry, prendre l’autoroute de Grenoble pour la quitter à l’échangeur de Brignoud,
– traverser la zone artisanale et emprunter la RN 90 en direction de Bernin,
– traverser le village jusqu’à Saint-Nazaire-les-Eymes,
– juste après, à droite, prendre la route vers Saint-Hilaire du Touvet et ses maisons de repos (autrefois sanatoriums pour tuberculeux grâce à son altitude idéale),
– au plateau des Petites Roches, tourner à gauche D 30 E pour aller au col du Coq : parking (1 434 m).
– chausser et commencer par descendre par la route ; la quitter au niveau de deux chalets :
– remonter vers la lisière de la forêt (belle vue sur la montagne de Chamechaude),
– monter dans la forêt jusqu’à un replat, sans hésiter à utiliser le chemin “interdit sauf aux ayants droit”. De partout, une belle vue sur les montagnes de Chartreuse (Grand-Som, Charmant-Som),
– prendre la direction de Pravouta en longeant la crête rocheuse des Lances de Mallisart,
– continuer à monter en tirant à droite (1 760 m),
– à un croisement (calvaire) prendre à gauche vers le Roc d’Arguille.
Au retour revenir vers le calvaire puis prendre un large chemin forestier qui descend jusqu’au col du Coq.
Et la Chartreuse ?
En juin 1084, Bruno, accompagné de six compagnons, s’installe en Chartreuse sur les conseils de l’évêque de Grenoble. Après une avalanche (1132) à l’emplacement actuel du monastère, il y eut plusieurs péripéties et calamités (peste noire, incendies,…). Les bâtiments construits en 1672 abritent 35 moines à la règle rigoureuse de Saint Bruno (voir le film “Le grand silence”).
La correrie aujourd’hui transformée en musée (ouvert de Pâques à la Toussaint) était le domicile des frères.
La liqueur de Chartreuse est composée de quelque 130 plantes concoctées selon un rituel tenu secret. Elle est fabriquée à Voiron. Verte à 55° d’alcool et jaune à 43°, elle est disponible dans le monde entier (à consommer avec modération).
Visites des caves toute l’année (gratuites, comme la dégustation). Elle a été un temps déclarée “reine des liqueurs”, dont le seul défaut est de ne pas être remboursée par la Sécurité Sociale, en dépit de ses nombreuses vertus pharmaceutiques et thérapeutiques !!

La Galoppaz (1.681m)

La Galoppaz est un de ces sommets incontournables qu’il faut avoir gravi au moins une fois pour être un « vrai » Savoyard.

On atteint le « pain de sucre » de la Galoppaz par le côté Est, en venant d’Aillon le Jeune. Elle est située entre le Mont Céty et le col du Lindar au Nord de Montmélian.
Accès :
– par Cusy et Lescheraines pour les Aixois ou par le col des Prés (St-Jean d’Arvey-Thoiry) pour les Chambériens. Départ au Perron, juste au-dessus du centre de la station d’Aillon. On va remonter la vallée de la rivière Lindar par la route pour rejoindre le ruisseau de la Grande Combe et commencer à monter (dénivelé total environ 700 m, durée 5h30),
– suivre ce sentier qui rejoint une piste d’alpage, qui progressivement, par la gauche, conduit au col de la Buffaz où se trouvent de beaux chalets typiques des Bauges;
– continuer jusqu’à la petite pointe de La Galoppaz et, pour les plus courageux, au sommet par l’arête Est. Attention, terrain glissant et dangereux.
La croix du sommet rappelle le souvenir d’un prêtre qui a péri en chutant du sommet.
Belle vue sur tous les massifs environnants et sur la vallée, la Combe de Savoie, Chambéry jusqu’au lac du Bourget.
Retour par le même itinéraire ou par le col du Lindar.
En cas de passage dangereux il vaut mieux renoncer, le raquettiste ayant, comme le randonneur, une certaine philosophie. Il ne troublera pas le milieu en s’écartant des sentiers ou pistes prévues.
En hiver ne pas se fier pas au balisage estival,  fait pour des promeneurs sans raquette. Soyez attentif à la météo et à l’arrivée du brouillard.
Quelques infos touristiques :
– pour consulter toutes les propositions d’hébergements : www.savoie-reservation.com
– pour les gîtes et refuges : www.gites-refuges.com
– loisirs et accueils en Savoie : 04 79 85 01 09
Météo France : tél.  3250 ou 08 92 68 02 73 ou www.meteo.fr
– Parc régional des Bauges, place Grenette, 73630 Le Chatelard, 04 79 54 86 40.

La Pointe de la Cochette (Chartreuse)

Voilà un endroit magnifique, d’où l’on peut découvrir toute la Chartreuse et, par temps clair, le massif du Mont Blanc.

Accès :
– de Chambéry, se diriger vers Bellevue ou Les Charmettes (J.-J. Rousseau) et prendre la route du col du Granier (D 912),
– après le col, c’est la vallée des Entremonts, aller jusqu’à Entremont-le-Vieux (Epernay),
– tourner à droite en direction de Corbel et Le Désert, traverser ce hameau,
– un kilomètre après, près des petits téléskis, un parking est aménagé (on peut louer raquettes et skis au 04 79 65 80 54),
– emprunter le chemin balisé qui commence par longer le col de la Cluse sur une bonne centaine de mètres, le sentier part à droite sous des fayards (hêtres), chênes et érables communs,
– à la sortie du bois, de nombreux panneaux informatifs vous indiquent la pointe de la Cochette à droite,
– suivre les pictogrammes (deux raquettes rouges sur fond blanc),
– arrivés à la croix du sommet, on découvre d’un seul coup une bonne partie de la Chartreuse, en partant des sommets du Granier, du Pinet jusqu’à la forme en bonnet de Chamechaude sans oublier bien sûr la vallée des Entremonts. Avec un peu de chance vous pourrez voir dans la trouée du Granier le Mont-Blanc et son dôme si typique.
Le retour peut se faire par le même chemin ou, pour les plus courageux, par le tour du Mont Outhéran (compter 2 à 3 heures de plus).
La vallée des Entremonts a été équipée d’itinéraires balisés (le syndicat d’initiative se fera un plaisir de mettre des schémas à votre disposition). Par ailleurs, les cartes IGN indiquent les stations qui offrent des balades en raquettes.
Avant de partir il est prudent de s’informer sur les risques d’avalanche (tél. 04 36 68 10 20).
Un conseil : soyez bien équipés, emportez de l’eau, un casse-croûte, un bonnet, de la crème solaire, des lunettes. Le froid peut arriver rapidement, attention…

Infos :
– carte Michelin 244 pli 29 ;
– carte IGN 3333OT, pli C5/C6.

« Églises & immobilier : Que sais-je ? »

Ce samedi matin-là, le passage Wattieaux, dans le 19ème, respire le calme ! Seuls quelques pigeons sautillent sur le trottoir en quête de miettes abandonnées. Il est un peu plus de neuf heures quand cette tranquillité se voit troublée par l’arrivée de plus de cent soixante personnes qui poussent la porte de l’Église Évangélique des Chinois au numéro 21. Si environ la moitié d’entre elles vient de la région parisienne, l’autre moitié est partie tôt de province pour répondre à l’invitation de la Commission juridique du CNEF, organisatrice d’une journée sur le thème des lieux de cultes : « Églises & immobilier : Que sais-je ? »

Après quelques mots d’accueil et de présentation de la journée par Christian Blanc, président de la Commission, la journée s’ouvre par une question : « Lieu de culte, salle de réunion ou lieu sacré ? » Jacques Blocher (Directeur de l’Institut de Théologie de Nogent-sur-Marne) invite l’auditoire à aborder la question théologique et rappelle que, selon la Bible, les lieux ne sont pas sacrés, seul Dieu l’est. L’histoire de l’architecture des lieux de culte révèle cependant l’attachement des hommes à revêtir les églises de symboles indiquant leur caractère sacré, s’éloignant des réunions de maisons des premiers chrétiens…

Nancy Lefèvre, juriste de la Commission juridique du CNEF traite ensuite la deuxième question : « Lieu de culte, lieu de vie : espace partagé ? ». Au-delà du modèle classique connu par la plupart des Églises évangéliques constituées en associations de loi de 1905, une réflexion de fond est proposée sur de nouveaux modèles permettant un cadre légal optimal pour couvrir la diversité des activités évangéliques et leurs besoins immobiliers. « En se coordonnant autour d’un projet immobilier, les chrétiens peuvent proposer un lieu de vie et un lieu de culte pour offrir une présence dans la cité ».

Trois témoignages intéressants de projets aboutis de construction et d’aménagements de lieux de culte illustrent le propos : une Assemblée de Dieu, de grande taille, située à Cergy-Pontoise dans une zone industrielle (immeuble appartenant à l’association cultuelle) ; un centre culturel à Poitiers intégrant un lieu de culte (ensemble immobilier appartenant à la Fédération baptiste et loué par les associations) ; une construction à Lille en zone résidentielle, intégrant lieu de culte, salle polyvalente, appartements pour étudiants et personnes dans le besoin, dans le besoin (détenue en division de volumes par une Fondation et des associations).

La table ronde à laquelle participe Nicolas Duval, avocat au barreau de Paris, Christian De La Roque, à la fois architecte et pasteur, et Nancy Lefèvre, juriste de la commission, révèle que les obstacles juridiques et réglementaires ne sont pas infranchissables. Le conseil s’oriente vers un projet d’Église sérieux, une connaissance précise de la réglementation et des relations ouvertes avec les autorités.

Après une matinée plutôt généraliste, l’après-midi s’ouvre sur des ateliers animés par des professionnels de la construction, du droit et de la fiscalité. Les thématiques plus ciblées permettent aux participants de glaner des informations précieuses et utiles pour assumer sérieusement la responsabilité d’Églises locales et d’associations cultuelles :

  • Règles de sécurité et accès handicap, Jean-Jacques Lee, architecte, expert auprès de la Commission juridique.
  • Célébrer le culte dans un lieu public : est-ce encore possible ? Nancy Lefèvre, juriste de la Commission.
  • Lieu de culte : quelles aides publiques ? Jacqueline Raema, avocate au barreau de Sao Paulo.
  • Location : quels types de bail ? Nicolas Duval, avocat au barreau de Paris.
  • Construction et aménagement : quelle approche et quelles démarches ? Christian De La Roque, architecte et pasteur.
  • Fiscalité : quelles exonérations et comment ? Deux fiscalistes expérimentés.

L’attention soutenue des auditoires et le grand nombre de questions qui assaillent les intervenants mettent en évidence l’intérêt porté à ces questions autour des locaux cultuels, des mises aux normes pour l’accueil des handicapés à l’approche de la date du 1er janvier 2015 et de leur utilisation pour les diverses activités de l’église locale dans le respect de la législation…

Clément Diedrichs, directeur du CNEF a clôturé la journée en questionnant la pertinence du modèle de l’association de la loi de 1905 pour répondre aux besoins actuels du monde évangélique. Et il a annoncé qu’un ouvrage collectif, fruit des interventions de la journée, sera publié dans les collections du CNEF dès 2014.

Cette journée est une première. La participation a montré une réelle attente d’informations pertinentes de la part des conseils d’administration des associations cultuelles et culturelles. On peut s’attendre probablement à d’autres journées comme celle-ci, et pourquoi pas, dans une autre région ?…

Nous vous signalons également qu’un court reportage sur la Journée juridique du CNEF a été diffusé le dimanche 3 novembre sur France 2, dans le cadre de l’émission Présence protestante.

Merci à tous les intervenants, bénévoles, participants, ainsi qu’à toute l’équipe des permanents du CNEF qui, sous la direction de Clément Diedrichs, avaient minutieusement préparé cet événement dans l’intérêt du témoignage sérieux que les Églises évangéliques tiennent à donner dans la cité.

À la découverte de nos anges gardiens

Gendarmes, pompiers, sauveteurs aquatiques ou de haute-montagne, plongeurs : tous sont mobilisés pour veiller sur notre été.

Les mois d’été sont l’occasion pour la plupart d’entre nous de laisser vie quotidienne et stress derrière nous. Longues journées de baignades et de farniente au soleil, circuits de randonnées à volonté, ou pour les plus téméraires, découvertes d’activités à sensations fortes : canyoning, rafting, escalade, sauts en parapente…
La Savoie offre un terrain de jeux privilégié pour les vacanciers : depuis les plages des lacs et des plans d’eau en passant par les randonnées par centaines et les bases de loisirs, toutes les conditions sont réunies pour vivre des vacances dépaysantes. Seule inconnue, chaque année, la météo, mais elle reste clémente sous nos cieux.
En cette fin d’été, les bilans touristiques estivaux commencent à fleurir : réservations dans les hôtels, taux de fréquentation des musées ou des sentiers de montagne, occupation des gîtes… D’autres bilans pointent aussi leurs nez, moins encourageants ceux-là.
Cette année encore, une trentaine de morts est à déplorer dans nos Alpes, dont 18 dans le seul massif du Mont-Blanc. Deux pêcheurs ont disparu dans le lac d’Aiguebelette. 758 personnes ont été soignées dans les postes de secours installés sur les plages. Car pendant que nous nous amusons et nous adonnons à nos activités favorites, nous avons parfois tendance à oublier les précautions élémentaires à prendre. Et tandis que nous nous délassons, d’autres veillent sur nous, nous protègent et nous sauvent la vie.
Si l’été est une grande cour de récréation, il connaît aussi ses accidents et ses drames. Des hommes sont là chaque année pour tenter de les enrayer. Sur les plages, dans les sentiers escarpés des montagnes, au milieu des torrents déchaînés ou sous la surface des lacs, gendarmes et pompiers assurent notre sécurité toute l’année. Qu’il s’agisse du peloton de gendarmerie de haute-montagne de Bourg-Saint-Maurice ou de Modane, des sauveteurs aquatiques volontaires des sapeurs-pompiers, ou des équipes de plongeurs des gendarmes et pompiers d’Aix-les-Bains et Chambéry, une centaine de personnes veillent sur nos loisirs.
Conditions extrêmes, sites difficiles d’accès, situations périlleuses : ces hommes formés au secourisme en milieu hostile interviennent parfois au péril de leur vie. Toujours avec la même passion, toujours avec la même envie : sauver des vies. Nous les croisons parfois, au gré de nos baignades ou de nos balades, mais sans savoir qui ils sont et pourquoi ils sont là. Petit tour d’horizon de nos anges gardiens…

Un dispositif d’intervention complet

– 30 gendarmes aux PGHM de Savoie
– 97 sauveteurs aquatiques
– 31 plages surveillées
– 26 plongeurs chez les sapeurs-pompiers de Chambéry
– 4 plongeurs chez les gendarmes d’Aix-les-Bains

Accidents
– 753 soins sur les plages
– 30 décès dans les Alpes
– 2 pêcheurs disparus à Aiguebelette.